Veiller au respect de la réglementation et à une pratique des activités humaines compatible avec les objectifs de la Réserve

Veiller au respect de la réglementation et à une pratique des activités humaines compatible avec les objectifs de la Réserve

Veiller au respect de la réglementation et à une pratique des activités humaines compatible avec les objectifs de la Réserve

Bienvenue au commandant de gendarmerie
Bienvenue au commandant de gendarmerie

L’équipe de la Réserve naturelle a reçu Stéphan Basso, le nouveau commandant de gendarmerie arrivé sur l’île le 1er août, en remplacement de Sébastien Manzoni. Le chef d’escadron s’est intéressé aux différentes missions assignées aux gardes et a assuré la Réserve qu’elle pouvait compter sur le soutien de la gendarmerie, notamment pour l’identification des contrevenants. Il a également invité la Réserve à être présente lors de l’accueil du prochain peloton de gendarmes mobiles, le 6 novembre prochain, mais aussi à s’exprimer pendant une trentaine de minutes à cette occasion, afin d’informer ces nouveaux arrivants des problématiques rencontrées sur les espaces classés en réserve naturelle de Saint-Martin.

Depuis le 23 septembre 2019, la Réserve naturelle de Saint-Martin assiste une fois par mois à la réunion de police hebdomadaire qui se tient en préfecture, à la demande de la préfète Sylvie Feucher. Le bilan de l’activité police de la Réserve y a été présenté. À cette date et depuis le début de l’année, le pôle avait procédé à 60 contrôles en mer conformes et 8 non conformes, ainsi qu’à 237 contrôles à terre conformes et 17 non conformes. Il s’agit en général de petites infractions à la réglementation, comme un mouillage de bateau dans l’herbier, la circulation en quad, la divagation de chiens ou la pratique du kite surf au Galion.

Palais de Justice de st.Martin

La Réserve naturelle s’étant constituée partie civile dans une affaire de pêche illégale, Franck Roncuzzi, en charge du pôle technique et police de la nature, l’a représentée en tant que personne morale. L’affaire remonte au 14 mai 2019, lorsque qu’une patrouille de gendarmerie repère un pêcheur sur la plage de Grandes Cayes, en pleine réserve naturelle. À l’intérieur de son véhicule, deux langoustes, une cigale de mer, deux poissons et un fusil sous-marin sont saisis. Jugé pour pêche maritime dans une zone interdite et pêche de loisir sans signaler sa présence par une bouée, deux infractions passibles de 9000 et 1500 euros d’amende, le pêcheur a été condamné à 500 et 250 euros d’amende. Il a également été condamné à verser 2500 euros de dommages et intérêts à la Réserve naturelle. 2500€ de dommages et intérêts en faveur de la Réserve naturelle

Le ministère de l’Écologie a publié une directive recommandant aux gestionnaires d’espaces naturels de se constituer partie civile dans les affaires portant atteinte à l’environnement, afin que les coupables participent financièrement à compenser la perte de la biodiversité dont ils sont responsables
Pas de kite surf au Galion - No kite surf in Galion
Pas de kite surf au Galion - No kite surf in Galion

Depuis le 1er janvier 2019, le pôle police de la Réserve naturelle a assuré 153 patrouilles terrestres, dont 141 étaient conformes, et 39 patrouilles en mer, dont 35 étaient conformes. Un seul procès-verbal a été dressé, à l’encontre de la présidente de l’association Tropikite, à l’occasion d’un rassemblement de kite surfeurs le 14 avril sur la plage du Galion, malgré l’arrêté préfectoral interdisant la pratique de ce sport sur ce site protégé. Un premier rassemblement avait précédemment donné lieu à un procès- verbal identique. La personne incriminée a été auditionnée à la gendarmerie, qui a transmis le dossier au parquet. Pour rappel, la pratique du kite surf dans la réserve naturelle est autorisée partout à l’exception de l’espace marin de la baie du Galion qui est un site privilégié pour les activités familiales, la baignade et les activités nautiques ne présentant pas un danger pour la sécurité des usagers du site.

Des riverains s’étant émus auprès de la Réserve naturelle de la présence d’un cheval sur le site de Babit Point - propriété du Conservatoire du littoral et donc géré par la Réserve - les services vétérinaires se sont rendus sur les lieux, accompagnés des agents de la Réserve et de policiers territoriaux. Amené là par son propriétaire résident d’Oyster Pond, l’animal était parqué dans un enclos constitué de fers à béton et de fil de fer barbelé, laissé en plein soleil, près d’un carbet sans toit implanté illégalement par son maître. Présent lors du contrôle, le propriétaire a été informé qu’il s’était installé sans autorisation sur un terrain du Conservatoire du littoral. Il a expliqué qu’il avait dû retirer en urgence son cheval de son précédent parc et qu’il prévoyait de prochainement le déplacer ailleurs, mais pas avant deux mois. Il a été informé qu’il bénéficiait d’un court délai pour contacter le propriétaire du site, afin de de formuler une demande d’occupation temporaire, sans quoi l’animal devrait être retiré de ce site. Il a préféré relocaliser son cheval sur un terrain privé offrant les mêmes conditions, mais en laissant derrière lui l’enclos et le carbet. La réglementation précise qu’il est interdit de garder en plein air des équidés lorsqu’il n’existe pas d’installations destinées à éviter les souffrances qui pourraient résulter des variations climatiques. L’introduction d’espèces animales ou végétales sur un espace naturel protégé est tout aussi illégale.

Nombreuses sont les critiques dirigées vers la Réserve naturelle, “qui ne fait rien” au sujet du conteneur installé en bordure de la route de Coralita, sur l’aire de stationnement de l’observatoire aux baleines. Il faut savoir que ce conteneur est stocké sur une parcelle privée et que la Réserve n’est autorisée à intervenir que sur son territoire. L’affaire a fait l’objet il y a un an d’une discussion au sein du Comité opérationnel des polices de l’environnement et de l’urbanisme (COPOLENU) pour statuer quant à la compétence des services de la Collectivité en la matière. Cette dernière a envoyé un courrier à la propriétaire des lieux. À suivre.

Appelés par le CROSS Antilles Guyane le 15 février vers 13h30, deux agents de la Réserve naturelle se sont portés au secours de deux plaisanciers en danger sur l’espace marin de la Réserve. Venant de la partie hollandaise en direction de Pinel à bord de leur cabin cruiser de 40 pieds équipé de deux puissants moteurs, les deux hommes à bord sont passés trop près du récif de Grandes Cayes et ont heurté la barrière de corail avant de se retrouver immobilisés et dans l’impossibilité de manoeuvrer, avec une grosse voie d’eau dans la coque et les hélices tordues. Franck Roncuzzi et Julien Chalifour se sont rendus sur les lieux à bord du Contender de la Réserve et ont réussi à remorquer le bateau jusqu’en baie de Cul-de- Sac. Le propriétaire, américain et âgé de 82 ans, a passé la nuit à bord afin d’éviter la naufrage de son bateau et l’a fait remorquer le lendemain matin vers un chantier du lagon.

Du 1er février au 31 mai 2018, les gardes de la Réserve naturelle ont procédé à 95 contrôles conformes et 10 autres contrôles qui se sont avérés non conformes :

  • Présence d’un jet ski dans la baie du Galion
  • Pratique du kite surf par 3 usagers dans la baie du Galion, où cette pratique est interdite par arrêté préfectoral
  • 4 individus surpris en action de pêche dans les eaux de la Réserve
  • 2 usages de drone sans autorisation dans la Réserve naturelle

Aucun procès-verbal n’a été dressé, mais la loi a été rappelée aux contrevenants.

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