Maintenir ou améliorer les conditions d’accueil pour les populations d’oiseaux marins nicheurs

Maintenir ou améliorer les conditions d’accueil pour les populations d’oiseaux marins nicheurs

Maintenir ou améliorer les conditions d’accueil pour les populations d’oiseaux marins nicheurs

Un rat s’approchant de nuit d’un piège A rat approaches a trap at night
Un rat s’approchant de nuit d’un piège A rat approaches a trap at night

La lutte contre la prolifération des rats se poursuit

Le projet de lutte contre la prolifération des rats sur l’îlet Tintamarre se poursuit. Inscrite dans le Plan France Relance, cette opération de lutte contre les EEE a vu la pose en juin 2022 de 150 pièges appâtés sur un tiers de la superficie de l’îlet. Les pièges à rats utilisés ont pour avantage d’être automatisés et de tuer immédiatement les rongeurs. Par le passé, les pièges utilisés nécessitaient 2 passages par jour pour 1 seul individu capturé : solution très chronophage, mais étape indispensable pour identifier les espèces présentes et donc la meilleure solution technique de régulation. Aujourd’hui, chaque piège appâté est conçu pour attirer les rats, qui s’y introduisent et déclenchent un petit marteau, actionné par le gaz comprimé d’une cartouche. Le rat tombe alors à l’extérieur du piège, qui devient à nouveau opérant en se réarmant jusqu’à 24 fois par cartouche. Le rat est alors disponible pour la faune locale et peut être consommé sans risque, ce qui évite un appauvrissement progressif d’un milieu aux ressources limitées. Tous les 15 jours depuis la pose, les pièges ont été inspectés et si nécessaire réapprovisionnés en CO2 et appât, une action qui a mobilisé une grande partie des agents de la réserve, heureusement aidés par une équipe de bénévoles. La mission va se poursuivre jusqu’à couverture complète de l’îlet, avec le maintien permanent d’un cordon sanitaire de pièges en arrière de la plage de baie Blanche, pour éviter tout nouvel arrivage par la mer et maintenir une pression sur cette zone d’accueil du public.

Faucon émerillon Merlin
Faucon émerillon Merlin

Une mission dans l’intérêt des oiseaux

Si les oiseaux fréquentant la réserve naturelle sont
bien connus et que certaines espèces bénéficient
d’un suivi scientifique régulier, il n’en va pas de
même sur le reste du territoire. C’est pour pallier cette
carence que Vincent Lemoine, naturaliste passionné
d’ornithologie, jumelles aux yeux, a sillonné toute
la partie française. Missionné par la LPO dans le
cadre du LIFE BIODIV’OM pour mettre en oeuvre
l’action ZICO (Zone d’intérêt pour la protection des
oiseaux), son but était de cartographier les espèces
présentes sur l’île, en commençant par faire un état
des lieux. Ainsi, il a exploré plus de 130 sites du 1er
novembre 2022 au 28 février 2023 et a pu constater
une belle diversité générale, tant sur les étangs que
dans les hauteurs du Pic Paradis ou sur les côtes
et a observé 94 espèces d’oiseaux. Il attribue une
mention spéciale aux migrateurs, avec un minimum
de 170 sarcelles à ailes bleues sur un seul site et l’observation
de 8 espèces de parulines migratrices. Les
limicoles - bécasseaux, chevaliers, gravelots...- sont
bien là, avec notamment la présence d’un groupe
de 200 échasses, regroupées sur un seul petit coin
d’étang. Les pailles-en-queue ont entre autres élu
domicile sur la falaise des Oiseaux, bien-nommée,
où au moins 3 nids ont été repérés et 15 individus
observés. Il a remarqué plusieurs différences entre
le patrimoine ornithologique de Saint-Martin et celui
de la Guadeloupe. Par exemple, si les les 3 espèces
endémiques des Petites Antilles - le moqueur grivotte
et le colibri madère et la colombe à croissant (présente
également à Puerto Rico) - vivent bien à Saint-Martin,
elles y sont très peu représentées, même rares pour
les deux dernières et l’île ne possède aucune espèce
endémique propre à elle. En revanche, certainement
grâce à une activité réduite, les espèces chassées
sont peut-être plus nombreuses qu’en Guadeloupe.
Quant aux migrateurs venus d’Amérique du Nord,
leurs populations sont plus nombreuses que dans
les îles plus au Sud, compte-tenu de la plus grande
proximité de Saint-Martin avec le nouveau continent.
Les espèces communes, comme le sporophile
cici, le sucrier à ventre jaune, la tourterelle à queue
carrée et la colombe à queue noire, sont partout.
Mais aussi les espèces introduites, parmi lesquelles
la tourterelle turque et le moineau domestique, ainsi
qu’un nouveau venu, le pigeon jounud. Le souhait
essentiel pour cet ornithologue serait, en dehors
des sites déjà protégés de la réserve naturelle, de
renforcer la protection des oiseaux en désignant
les sites les plus importants pour leur conservation,
comme le Pic Paradis ou la falaise des Oiseaux.

Un piège à rats Installation d’un piège à rats
Un piège à rats Installation d’un piège à rats

Régulation des petits rongeurs dans le programme France Relance

Le second projet inscrit dans le programme France Relance a pour objectif de lutter contre la prolifération des rats sur l’îlet Tintamarre. Les pièges à rats utilisés ont pour avantage d’être automatisés et de tuer immédiatement les rongeurs, contrairement aux pièges utilisés par le passé. Chaque piège appâté est conçu pour que seul un rat puisse s’y introduire et soit immédiatement assommé par un petit marteau, grâce à un piston actionné par le gaz comprimé d’une cartouche. Le rat tombe alors à l’extérieur du piège, qui devient à nouveau opérant en se réarmant jusqu’à 24 fois par cartouche. 150 pièges ont été posés au mois de juin 2022 sur un tiers de la superficie de l’îlet, avec l’assistance d’Axelle Verdière, en stage à la réserve de février à juillet 2022. Les dispositifs sont vérifiés toutes les deux semaines, afin d’éventuellement remplacer la cartouche de gaz, de les réappâter et de relever le nombre de déclenchements sur le compteur intégré. 400 à 450 déclenchements ont eu lieu en moyenne sur 14 jours, un chiffre parlant, même s’il est à modérer, d’autres animaux - bernard-l’hermite, lézards... - pouvant provoquer le déclenchement, mais dans une moindre mesure. Les 150 pièges seront déplacés plus tard sur les deux autres tiers restant de Tintamarre, puis quelquesuns disposés en cordon sanitaire en arrière de la plage de Baie Blanche, pendant un an.

Le rat, en se nourrissant d’oeufs d’oiseaux, de tortues, d’autres reptiles et en grignotant les graines et jeunes pousses végétales a un impact très négatif sur la biodiversité. Également, la réserve recevait les plaintes régulières de campeurs, importunés par des rats affamés, qui réussissaient par exemple à trouer les épais couvercles de glacières en plastique dur. Bonne nouvelle : les derniers campeurs, interrogés au mois d’août, n’ont plus observé aucun rongeur.
Axelle Verdière
Axelle Verdière

Axelle Verdière

Axelle Verdière, 24 ans, a étudié les sciences biologiques à l’Université de Louvain, en Belgique. Bénéficiaire d’un Master 2, elle s’est spécialisée en biologie des organismes et en écologie et a effectué son stage de fin d’études à la réserve.

Alice Aune

Alice Aune, étudiante en Master environnement et également élève de l’institut des sciences politiques, a été accueillie par la réserve naturelle en juin et juillet 2022 pour un stage concernant deux projets de France relance. Elle a travaillé sur la découverte des métiers de la conservation écologique et les actions que doit mettre en oeuvre un gestionnaire d’espaces protégés. Ce domaine l’a particulièrement intéressé, dans le cadre de son projet professionnel futur.

Flora Pouzeau

Vacances studieuses pour Flora Plouzeau Flora Plouzeau, âgée de 21 ans, a été accueillie par la réserve naturelle pendant ses vacances d’été. Inscrite au Cours Diderot en bachelor gestion et protection de la nature, à Montpellier, sa mission a été de prendre le relais d’Alice Aune sur le projet France Relance de la dératisation de l’îlet Tintamarre. Elle est allée sur le terrain avant de préparer les fiches de terrain, gérer les données sur informatique et analyser les statistiques. Elle a ainsi coordonné les campagnes de terrain, bancarisé et analysé les données sur informatique, en appui à la cheffe de projet Aude Berger.

 

Les oiseaux de Saint-Martin au fil des mois

Les oiseaux de Saint-Martin sont à l’honneur dans le calendrier 2022 éditée par la LPO dans le cadre du programme LIFE BIODIV’OM, en collaboration avec la réserve naturelle. Une centaine de cette jolie publication a été offert aux partenaires de la réserve, et tout particulièrement aux enseignants et aux partenaires du Life BIODIV’OM.

Formation baguage sur le terrain… Training program on the field...
Formation baguage sur le terrain… Training program on the field...

Suivre les oiseaux pour mieux les connaître

Mieux connaître l’avifaune des Antilles françaises. C’est l’un des objectifs de l’Office français de la biodiversité (OFB), qui regroupe l’Agence française pour la biodiversité (AFB) et l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) depuis le 1er janvier 2020. L’une des façons de faire avancer la connaissance des oiseaux étant leur baguage, l’OFB a organisé une formation du 9 au 13 mars 2020 en Guadeloupe. Consacrée notamment au baguage des oiseaux limicoles, cette session a été importante pour Saint-Martin, l’île et ses étangs étant riches d’une avifaune nombreuse et diversifiée. Animée par deux ornithologues spécialisés du Museum national d’histoire naturelle (MNHN) – qui gère l’édition et la fabrication des bagues et tient l’unique registre national des immatriculations d’oiseaux – cette formation a eu pour but de donner aux participants les connaissances théoriques et pratiques nécessaires pour contribuer localement au réseau régional de suivi des limicoles et à l’acquisition d’une meilleure connaissance des oiseaux dans les Antilles françaises. Également, la Réserve naturelle s’est portée volontaire pour accueillir l’installation d’une antenne radio, qui permettra d’enregistrer le passage des oiseaux – notamment migrateurs – équipés d’une balise, dans un rayon de 18 kilomètres, dans le cadre du programme scientifique international Motus (voir motus.org). Ce programme financé par BirdsCaribbean, très présent aux USA, au Canada et en Europe, est restreint pour le moment dans notre région aux îles de Puerto Rico et de la Barbade et à la Guyane. L’implantation de 2 antennes est prévue, l’une à Petite-Terre, en Guadeloupe, et l’autre à Saint-Martin. Ce système radio léger, beaucoup moins coûteux que le GPS, est bien adapté aux oiseaux, sur lesquels est installé un petit harnais équipé d’une batterie, qui se décroche après quelques semaines d’usage, une fois leurs déplacements enregistrés. Localement, cette technologie pourra contribuer au suivi de diverses espèces animales.

Camille Sanchez
Camille Sanchez

Accueillie en stage par la Réserve naturelle du 18 février au 16 août 2019, Camille Sanchez a depuis passé sa soutenance et obtenu son master II à l’université Paul Sabatier de Toulouse. L’étudiante a contribué à collecter les données sur les oiseaux limicoles fréquentant les étangs de Saint-Martin et a saisi ces dernières sur la base eBird, où est exploitée l’ensemble des données collectées depuis 2011 dans le cadre du suivi des limicoles. Dans l’esprit du programme MAB de l’UNESCO qu’elle avait choisi, qui insiste sur la connaissance des interactions entre les activités humaines et les systèmes écologiques pour une gestion durable des ressources naturelles, elle a réalisé une enquête de perception auprès des résidents et des touristes, sur le terrain. L’idée était d’évaluer les connaissances de ces publics sur l’existence des étangs, les populations de limicoles les fréquentant et la gestion de ces espaces et de ces espèces. Après un stage couronné de succès, Camille est actuellement à la recherche d’un emploi, mais pourrait bien prolonger son parcours universitaire en entamant une thèse.

Aigrette neigeuse et ses petits, dans la héronnière de l’étang Guichard A snowy egret and her babies in the bird habitat at Guichard pond © Julien Chalifour
Aigrette neigeuse et ses petits, dans la héronnière de l’étang Guichard A snowy egret and her babies in the bird habitat at Guichard pond © Julien Chalifour

ZICO. Ou Zone d’intérêt pour la protection des oiseaux. Afin de définir ces espaces prioritaires, Julien Chalifour et Aude Berger, du Pôle scientifique de la Réserve naturelle, ont accueilli le 1er avril 2019 une mission de la Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO), dans le cadre du programme européen Life BIODIV’OM. L’idée était d’initier un travail de réflexion sur la définition de ZICO à Saint-Martin. Il va s’agir, sur la base de données existantes, de proposer l’acquisition de connaissances complémentaires, afin de délimiter des espaces représentant des enjeux majeurs pour les espèces à statut de conservation préoccupant, comme la petite sterne ou l’aigrette bleue. Une fois identifiées, une liste de zones prioritaires sera proposée à des experts ornithologues pour validation et certaines d’entre elles intègreront la liste mondiale ZICO. Cette inscription ouvrira la voie à de nouvelles opportunités pour la mobilisation d’experts et le financement d’actions en faveur de la protection des oiseaux de notre île. Ce projet concerne la Réserve naturelle à Saint-Martin, mais aussi 5 autres structures en Guyane, à la Martinique, à La Réunion et à Mayotte. La LPO, coordinateur du programme Life BIODIV’OM fait le lien entre l’Union européenne et les six bénéficiaires associés.

La LPO a édité des plaquettes de communication afin de sensibiliser le public et les acteurs sur les espèces ciblées par le programme Life BIODIV’OM dans chacun des territoires partenaires. Ces plaquettes sont disponibles dans les nouveaux locaux de la Réserve naturelle, 3 rue Barbuda, à Hope Estate. Plus d’infos sur le site lifebiodivom.fr et sur la page facebook Life BIODIV’OM
Camille Sanchez
Camille Sanchez

Étudiante à l’Université Paul Sabatier de Toulouse, Camille Sanchez est accueillie par la Réserve naturelle depuis le 18 février et jusqu’à la mi-août. Âgée de 28 ans, elle a choisi de suivre le parcours “Man & Biosphere” (MAB) dans le cadre de son master 2 en gestion de la biodiversité. Dans l’esprit du programme MAB de l’UNESCO, cette formation insiste sur la connaissance des interactions entre les activités humaines et les systèmes écologiques, pour une gestion durable des ressources naturelles. Sa mission à Saint-Martin consiste à suivre les populations d’oiseaux limicoles - qui se nourrissent sur les étangs - en ajoutant un axe sociologique à ce suivi scientifique.

Èchasse d’Amérique Black-necked stilt © Julien Chalifour
Èchasse d’Amérique Black-necked stilt © Julien Chalifour

Selon une étude du US Fish and Wildlife Service, les ornithologues amateurs ont apporté 36 milliards de dollars à l’économie américaine en 2006, et un cinquième (20%) des Américains sont identifiés comme des ornithologues. Ailleurs, dans le parc national turc de Kuşcenneti, un site identifié Ramsar en Turquie - comme Saint-Martin - attire des ornithologues amateurs du monde entier et représente des revenus directs et indirects de plus d’1 million de dollars par an. Les visites guidées y sont devenues une activité majeure, avec au moins 127 entreprises proposant des visites dans le monde entier. Sachant que l’avifaune recensée sur les étangs de Saint-Martin comprend plus de 85 espèces d’oiseaux, cette abondance et cette richesse amènent naturellement la Réserve naturelle et le Conservatoire du littoral à promouvoir une conservation de ces espaces et de ces espèces, à travers des aménagements adaptés dans chaque site pour l’accueil du public. L’idée, en l’absence d’une stratégie touristique autre que balnéaire à Saint-Martin, est de proposer un développement de l’écotourisme à travers le birdwatching, pour lequel Saint-Martin détient un formidable potentiel dans toute la Caraïbe. Pour cela, il est nécessaire en parallèle d’accroître la protection des espaces lacustres en les aménageant, notamment afin d’encadrer les activités anthropiques. Dans un contexte post-Irma dans lequel chacun s’accorde à dire qu’il est nécessaire de repenser notre modèle de développement, les espaces lacustres de Saint-Martin, outre leur intérêt patrimonial, apparaissent comme l’ouverture de l’essor de l’écotourisme à Saint-Martin. La Réserve estime à 1,6 million d’euros le budget nécessaire à la reconquête des étangs.

Les étangs de Saint-Martin, pourtant zone tampon entre le milieu terrestre et le milieu marin, sont encore trop souvent considérés comme des lieux insalubres. Leur image négative, conjuguée aux difficultés foncières facilitant leur destruction, est en partie à l’origine de cette désastreuse évolution. L’ensemble des espaces lacustres de Saint-Martin a été impacté par la violence des vents de l’ouragan Irma. Les mangroves sont quasiment détruites, la végétation littorale a disparu, arrachée par la violence des rafales. L’impact sur la biodiversité animale marine et terrestre est difficilement quantifiable, mais il est certain que la disparition des habitats et des écosystèmes aura un impact fort à court, moyen et long terme sur le stock et la production globale de biodiversité animale et végétale. Les actions de reconquête de la biodiversité sur les espaces lacustres permettront dans le futur de minimiser ces impacts et d’en atténuer les effets sur la biodiversité de manière générale.
Suzanne Gonnier
Suzanne Gonnier

Suzanne Gonnier, 22 ans, étudiante à l’école nationale supérieure de paysage de Versailles (ENSP), a été accueillie en stage à la Réserve naturelle en juin et juillet 2018. Future paysagiste- concepteur, elle a fait le choix de venir à la Réserve naturelle afin d’approcher un acteur de la gestion du territoire, dans l’idée de commencer sa carrière dans un espace protégé. Sa mission a été de proposer un programme de réhabilitation de l’étang des Salines d’Orient, mis à mal par Irma. L’idée aujourd’hui est de concilier régénération et conservation des écosystèmes et découverte par le public. Elle a travaillé sur une zone de vasière, endroit de prédilection des oiseaux nicheurs, et préconise d’une part de retracer des canaux dans cette vasière et d’autre part d’en stabiliser les berges par des plantations de palétuviers issus d’une pépinière à créer avec le concours des enfants du Collège de Quartier d’Orléans, investis dans le programme d’Aire Marine Educative de la Baie du Galion. Ces aménagements viendront isoler les zones de nichage et de repos de l’avifaune qui pouvait précédemment être dérangée par des prédateurs terrestres. Ces nouvelles zones de rassemblement pourront également permettre le développement d’activités telles que le birdwatching. Ce travail vient alimenter la réflexion quant à la réhabilitation et à la gestion de ce site classé en Réserve naturelle nationale et labélisé Ramsar et Spaw pour la richesse des écosystèmes qu’il abrite.

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