Favoriser la conservation des récifs coralliens et des espèces associées

Favoriser la conservation des récifs coralliens et des espèces associées

Favoriser la conservation des récifs coralliens et des espèces associées

© Julien Chalifour
© Julien Chalifour

Comme chaque année depuis 2007, le suivi scientifique annuel des récifs et herbiers a eu lieu, en mars 2018.

L’objectif est de documenter l’évolution des fonds marins, Comme d’habitude également, un garde de la réserve naturelle de Petite-Terre et un autre de l’Agence territoriale de l’environnement de Saint-Barth étaient présents, afin d’aider l’équipe de Saint-Martin à collecter les données sous l’eau, sur les sites du Rocher Créole, de Pinel et de Tintamare et, hors de la Réserve, sur le site de Fish Pot, dans le canal d’Anguilla. L’espace marin apparaît moins touché que l’espace terrestre, avec tout de même des zones coralliennes très impactées. Toutefois, si l’impact physique semble avoir été limité sur les récifs et les herbiers, les importants déplacements de sédiments consécutifs à Irma continuent de leur nuire. Ainsi que les rejets d’eaux usées non traitées.

Lancement de BioHab2 - BioHab2 launched
Lancement de BioHab2 - BioHab2 launched

Dans notre dernière édition, nous annoncions qu’il ne restait qu’une vingtaine de parpaings sur les quelques 300 utilisés par la Réserve pour construire les neuf structures des habitats artificiels “BioHab” implantés dans la réserve, après le passage d’Irma.
Le projet n’est pas abandonné pour autant, puisque la Réserve met en place BioHab 2, avec le soutien financier de l’Agence Française de la Biodiversité et la Fondation Veolia, mais cette fois sur deux sites de la réserve.
Plus d’une dizaine d’habitats artificiels ont été réalisés par l’équipe de la Réserve. Si les solutions techniques déjà éprouvées ont été une nouvelle fois utilisées, l’enjeu est cette fois de faire également appel à des matériaux recyclés. Ces habitats artificiels ont pour vocation de proposer un milieu constitué d’une multitude de cachettes, pour être colonisés par les nombreuses espèces qui s’étaient rapidement appropriées l’aire du premier projet.

Ainsi certain débris d’Irma ont une deuxième vie et contribuent à la reconquête de la biodiversité sous-marine.

Les phases de planification, de conception puis d’implantation de BIOHAB2 ont été confiées à Guillaume Montagne, en stage à la Réserve pour quatre mois, d’avril à août 2018, sous la tutelle de Julien Chalifour. Déjà titulaire d’un DTSM Intechmer et d’un DEUST, cet étudiant de 23 ans - également pilote professionnel de drone - est actuellement en dernière année de licence pro Gestion des biens et personnes / aléas naturels et gestion de l’espace urbanisé de l’Université de Calais (ULCO).

Guillaume Montagne

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